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LEREBOURG : LE « PAQUEBOT-USINE »

2. La halle et les ateliers Clément

La halle désaffectée

La façade de la halle, après la fermeture de l'usine

La halle a été édifiée pendant la première phase d’agrandissements qui, au début des années 1930, augmente considérablement les capacités de production et de stockage de l’usine, qui devient alors la première confiturerie de France. La halle est donc l’un des plus anciens bâtiments de l’usine.

Elle abrite tout d’abord des ateliers de fabrication de confiture, puis, après le rachat par le groupe Danone, le bâtiment est utilisé pour la production de compotes de pommes. Elle sert aussi de quai de déchargement : c’est ici que sont livrées les matières premières destinées aux chambres froides toutes proches.

Avec son inscription visible depuis la voie ferrée, la halle joue aussi un rôle de vitrine pour la société Lerebourg. Pendant les années 1950, les murs extérieurs sont même couverts de réclames, qui vantent les « meilleures conserves », ou encore la « grande marque » Lerebourg.

Vue de l'usine depuis la voie ferrée

Vue de la halle depuis la voie ferrée

Vue intérieure des ateliers de fabrication

Vue intérieure des ateliers "Clément"

Son architecte, André César-Millery, avait également édifié, une trentaine de mètres plus au nord, un second bâtiment, assez similaire à celui-ci. Tous deux arboraient, à l’ouest, la même façade surmontée d’un fronton. Celle de la halle, avec ses proportions harmonieuses et son crépi saumon, est l’un des éléments les plus remarquables de l'usine.

C’est l’autre architecte majeur du site, Georges Clément, qui édifie, en 1936, des ateliers de fabrication, aujourd’hui détruits. Cette salle, couvert de « sheds » (ces toits en dents de scie caractéristiques de l’architecture industrielle), sert à la cuisson des fruits : on y trouve, au fil des années, les bassines en cuivre, les confiseurs-cuiseurs, les autoclaves et autres boules de concentration.